Valentin Steinmetz : « Je vis pour le football depuis tout petit »


Employé du club en Service Civique et joueur du groupe DHR cette saison, Valentin Steinmetz se confie sur sa vie et son parcours en toute simplicité. Un garçon simple et attaché à son club, qui vit football depuis son plus jeune âge.

Qui es-tu ? D’où viens-tu ?

J’ai 19 ans, je suis né dans le Beaujolais, près de Villefranche, à Arnas. J’ai vécu là-bas avec mes parents jusqu’à ce qu’ils se séparent lorsque j’avais 5-6 ans. J’ai ensuite suivi ma mère qui s’est installée sur Tarare pour le travail, avant de vivre 5 ans à Saint Etienne. Je suis finalement arrivé sur Roanne il y a 6-7 ans.

Cette année, tu passes une grande partie de ton temps au RF42, tu es en service civique au club, quelles sont tes missions ?

J’en ai 3 voir 4. La première, celle que les gens voient peut-être plus, c’est celle d’éducateur. J’évolue sur la catégorie U11, avec les deux entrainements de la semaine, et l’équipe 3 le week-end, où j’entraine aussi les U7 pour les plateaux. La deuxième, c’est le sponsoring. L’objectif est de ramener de l’argent au club par divers moyens, ou des événements au cours de la saison, comme l’album CmonClub par exemple. Je travaille beaucoup avec le président Patrick Ramelet et le vice-président Olivier Giraud depuis le début de la saison, et depuis quelques semaines, avec Pierre-Yves Chollet, qui nous a rejoint pour nous aider dans ce domaine. Ensuite, je gère la boutique du club. C’est une mission dans laquelle je suis autonome et c’est vraiment plaisant. Enfin, je participe à l’organisation des divers événements du club, comme le tournoi de tennis ballon du week-end dernier.

 

Valentin, l’éducateur

 

Tu es cette saison joueur du groupe DHR, tu peux dérouler ton parcours ?

J’ai commencé très tôt, j’avais 4 ans et demi. Pour l’anecdote, je jouais tous le temps au foot, et mon père m’a emmené faire un entrainement au club de Pouilly-Pommiers. Les éducateurs ont demandé mon âge à mon père, et ils ont refusé au départ car j’étais trop jeune. Mon père leur a dit « S’il vous plait, juste un entrainement, au moins il me lâchera pendant quelques temps ». L’entrainement s’est très bien passé, et à la fin de la séance, ils ont demandé à mon père si je pouvais jouer avec eux le week-end. C’est comme ça que cela a commencé. J’ai joué 2-3 saisons là-bas, puis je suis parti sur Tarare et j’ai joué pour Pontcharra-St Loup, que l’on a rencontré en Coupe de France cette saison.

J’ai souhaité changer de poste à ce moment-là, et évoluer au milieu de terrain, pour repartir sur de nouvelles bases

Puis il y a eu les années au centre de formation de l’AS Saint Etienne ?

Oui, j’ai rejoins le centre en poussin 1ère année. J’étais à l’époque défenseur. Tout s’est plutôt bien passé jusqu’à la saison en benjamin 1ère année. J’effectue une première partie de saison difficile, j’étais mauvais sur le terrain. A 4-5 mois de la fin de saison, mon coach de l’époque, Pascal Carrot, a dit à mon père que je devais me réveiller, sinon l’expérience allait rapidement se terminer. A partir de ce moment-là, j’ai bien fini la saison et enchainé sur la suivante sur les mêmes bases. J’ai été, à la mi-saison, surclassé avec les U13 de Lionel Vaillant. Je m’entrainais la avec eux la semaine, avec 4-5 coéquipiers, et je jouais avec les benjamins le week-end. La première année U13 s’est bien déroulée, mais la deuxième a été plus compliquée. Je n’ai pas eu le niveau que j’espérais avoir. On termine champion de France, mais je n’ai pas été conservé par la suite. Avec ma mère, on s’est ensuite installé à Roanne pour son travail et elle a contacté Christophe Laplace pour que j’intègre le Loire Nord FC, en U14. J’ai souhaité changer de poste à ce moment-là, et évoluer au milieu de terrain, pour repartir sur de nouvelles bases. Pour mon premier match, je mets un triplé et on remporte la rencontre ! C’était un bon début mais la suite, un calvaire ! Pendant 3-4 ans, blessures sur blessures…

Le contrecoup de l’échec à l’ASSE ?

Dans la tête, je ne l’avais pas digéré. Quand j’étais sur St Etienne, je voyais souvent mes parents, l’un comme l’autre, et en arrivant sur Roanne, c’était différent et pas facile. J’ai mis du temps à tourner la page et je pense que mes blessures venaient de là. En U16, j’ai galéré, je n’avais pas un bon niveau. Sur la première partie de la saison, c’était très compliqué. Après, Christophe (Laplace) m’a mis en 10, le poste auquel je voulais vraiment jouer. J’ai fait un bon match et derrière, c’était reparti pour moi, j’ai repris ma marche en avant et j’ai progressé. Je me blesse de nouveau en U17 alors que j’étais capitaine, une grave blessure à la cheville qui m’a ralenti pendant un petit moment. J’ai repris et on a réalisé une belle saison, avec la montée en honneur qui était toute proche. En U19, je suis capitaine sur les deux saisons et on termine avec un titre en Coupe de la Loire la saison derrière.

Je crois dur comme fer à la montée, c’est ma première année et j’ai envie que l’on franchisse un cap.

Première année seniors, en DHR, ton ressenti sur cette demi-saison écoulée ?

Quand j’étais en jeune, depuis la première année en U19, avec quelques joueurs, on avait la chance de s’entrainer avec le groupe séniors sous l’ère Decaluwe. Durant ces années, on s’est entrainé et on a parfois joué en seniors. Cela m’a permis de vraiment progresser et franchir des caps. En début de saison, je pensais être le 13ème ou le 14ème, qu’il allait être compliqué de faire ma place dans le groupe. J’ai fait une bonne préparation, je jouais sur le côté, un poste qui ne me plait pas forcément mais j’ai fait les efforts. Je pense que j’ai gagné ma place grâce à mon état d’esprit dans un premier temps. Depuis le début de saison, tout se passe très bien pour moi, j’ai été replacé en milieu-relayeur et c’est le poste qui me permet, je pense, de montrer mes qualités au maximum. Je crois dur comme fer à la montée, c’est ma première année et j’ai envie que l’on franchisse un cap.

 

Valentin, le joueur

 

Tu as des ambitions de jouer plus haut ?

En étant titulaire en DHR à 18 ans, je pense que c’est un bon début. Forcément, j’aimerai jouer plus haut. Quand on est passé par un centre de formation, on espère toujours. Je suis un compétiteur, j’adapte ma vie au football, je vis pour ça depuis tout petit. Il ne faut pas se fixer de limites, on voit certains parcours qui laissent espérer qu’il y a des opportunités. J’espère déjà pouvoir jouer avec le club à plus haut niveau, sans devoir partir un jour pour pouvoir le faire.