Pierre Yves Chollet : « Je me suis pris au jeu »


Arrivé sur la pointe des pieds au cours de la saison dernière afin de donner la main dans le domaine du sponsoring, ce commercial passionné de football depuis son enfance se plaît à suivre et accompagner les équipes du club, et notamment le groupe R2. Rencontre avec un homme ambitieux, motivé, passionné et attachant.

Pierre Yves, qui es-tu ?

J’ai 48 ans, je suis marié et père d’un garçon. Je suis originaire de la région, j’ai toujours vécu ici et je vis actuellement sur Roanne.

Que fais-tu dans la vie ?

Je suis commercial en compléments alimentaires biologiques. Je visite les magasins bios de toute la partie Nord-Est de la France, ainsi que sur Paris. J’ai la responsabilité de trente-six départements aujourd’hui. Je suis commercial depuis vingt-un ans, et chez Vecteur Santé depuis maintenant cinq ans. À la base, j’ai une formation de coiffeur et j’ai exercé ce métier pendant douze ans. J’ai ensuite évolué pour devenir représentant en produits capillaires avant de basculer dans le domaine du bio il y a dix ans.

J’ai commencé à jouer au foot à l’âge de 7 ans dans le club de mon village, à Cordelle.

Quel est ton parcours dans le milieu du football ?

J’ai commencé à jouer au foot à l’âge de 7 ans dans le club de mon village, à Cordelle. J’ai également joué pour l’Olympique Le Coteau en Cadet et Junior. Je suis ensuite revenu à Cordelle avant qu’une blessure au genou m’oblige à ranger les crampons. Je me suis donc mis à entraîner à Cordelle et à St Cyr de Favière, et j’ai également monté l’équipe des anciens de Cordelle avec laquelle nous avons remporté le championnat du roannais, une belle aventure. J’ai ensuite déménagé sur Roanne et coupé quelques années avec le foot, et me voilà au RF42 aujourd’hui.

Tu es arrivé au club au cours de la saison 2016-2017, comment s’est créé le lien ?

C’est assez simple. Je bois le café avec le vice-président Olivier Giraud tous les lundis matin, et au fil des discussions, Olivier m’a expliqué que le club avait des difficultés à démarcher de nouveaux sponsors pour compléter les historiques, créés en majorité par relations. Je lui ai proposé mon aide, étant donné que je suis ami avec Olivier, mais également avec le président Patrick Ramelet que j’ai connu durant mes années costelloises.

Je suis passionné de foot, donc si je ne fais rien le dimanche, l’occupation est toute trouvée !

Quel est ton rôle depuis ton arrivée ?

Mon premier rôle est de démarcher des sponsors, mais je dirais qu’au-delà de ce cadre, je me suis pris au jeu et je suis de plus en plus dirigeant ou délégué sur des rencontres du week-end. Je suis passionné de foot, donc si je ne fais rien le dimanche, l’occupation est toute trouvée ! Je ne viens pas tous les dimanches, mais sachant que c’est ma passion, que je fais partie du club et que je m’y intéresse, je viens dès que possible.

Je suis aujourd’hui à fond derrière Grégory Poyet et son staff pour que l’on progresse.

Quelles sont tes envies et ambitions pour le club ? Quelle pierre veux-tu apporter à l’édifice RF42 ?

Quand je suis arrivé au club, lors de mon premier bureau directeur, c’est exactement les mots que j’ai employés, « je veux apporter ma pierre à l’édifice ». Je souhaitais en revanche que ce ne soit pas sans suite. Nous avons de très bonnes équipes de jeunes au club, avec un encadrement exemplaire composé de personnes diplômées et investies. Mais nous avons un problème avec notre équipe « une » senior, il ne faut pas se le cacher, qui n’arrive pas à franchir le pallier. Je suis aujourd’hui à fond derrière Grégory Poyet et son staff pour que l’on progresse.

Dans mon métier, on parle d’objectif, et pour moi le niveau N3 en est un

Développer le projet senior te motive ?

Ma motivation est là. D’une part car il faut des ressources financières pour progresser, mais je suis d’autant plus à fond derrière le groupe pour qu’il réussisse sur le plan sportif, et j’y crois dur comme fer. L’équipe « une » est la vitrine, l’équipe fanion, et pour moi, le minimum devrait être d’évoluer en National 3. Dans mon métier, on parle d’objectif, et pour moi le niveau N3 en est un, et pour une ville comme Roanne, ce n’est pas le bout du monde, et cela correspondrait avec la qualité de la formation, récompensée Label Jeune Elite. Si nous devons aller chercher le budget nécessaire pour atteindre ce niveau nous irons le chercher, et c’est déjà en cours.

Pierre Yves Chollet dans 10 ans, toujours au RF42 ?

Avec grand plaisir ! Si tout se passe bien et que l’on veut encore de moi, je serai là !