Alban Carmichael : « Ce n’est pas que du football »


Nouveau membre du pôle formation du RF42, Alban Carmichael est un homme de valeurs, un amoureux de sport, fier de ses enfants et motivé par les projets naissants au club. Sa vie, ses convictions et ses motivations, il nous dit tout sans détour dans le portrait de la semaine.

Qui es-tu ? Que fais-tu dans la vie ?

Je m’appelle Alban Carmichael, j’ai 43 ans, marié, 3 enfants, et je suis originaire de la Drôme. Je suis arrivé dans la Loire il y a 20 ans et je travaille à la mairie de Riorges depuis une dizaine d’année. Je m’occupe du service Espace Verts Environnement, qui s’occupe des extérieurs de la commune hors voirie, des aires de jeux pour les enfants, des parcs, des milieux naturels, des complexes sportifs… et je gère 17 personnes au sein du service. J’ai une politique environnementale sur la protection des ressources et toutes les bonnes attitudes à avoir au quotidien pour préserver notre environnement. Auparavant, j’ai travaillé 10 ans dans l’aménagement des rivières dans le Roannais et notamment sur le Renaison.

Quel est ton parcours sur un plan sportif ?

Lorsque j’étais dans la Drôme, j’ai joué un peu comme tout le monde au football, en minime et cadet à l’époque, au poste d’arrière gauche, comme mon fils par moment. J’ai ensuite pratiqué le handball avant de m’orienter sur un sport individuel. Je joue depuis une quinzaine d’année au squash, j’ai fait de la compétition et je joue maintenant en loisir. J’adore la pratique du sport, j’ai besoin de me dépenser. Je suis quelqu’un d’assez explosif donc j’ai besoin de courir, de me dépenser et de me vider la tête, ça passe par le sport, et si je ne le fais pas, ma femme et mes enfants se plaignent à la maison ! (rire) Je pense que le sport est une bonne thérapie et une école de la vie à tout âge.e

Le sport, c’est une histoire de famille chez les Carmi !

Comment es-tu arrivé au Roannais Foot 42 ?

J’ai suivi mon fils, qui joue actuellement en U16. Il est arrivé en U11 donc ça fait déjà 7 ans qu’il est au club. A la base, on était une bande copain, 4-5 familles, et pour ma part je travaillais à Riorges. J’avais l’impression d’être au travail, je m’occupais du complexe de Gallieni la semaine et j’étais au bord de ces mêmes terrains le week-end, avec toutes les discussions que cela impliquait sur les installations, la qualité de la pelouse…On a un très beau complexe à Riorges mais j’avais besoin de sortir de ce cadre. Du coup, avec les autres familles, nous avons rejoint Loire Nord à l’époque. Et depuis l’année dernière, j’ai une fille, Siloé, qui signé au le club, donc je suis content que la féminisation commence un peu. Mon fils Eliot pratique lui l’athlétisme au CAR (Club Athlétique du Roannais) depuis quelques années et a un joli niveau en saut en hauteur. Mon épouse pratique la course à pied et la marche. Le sport, c’est une histoire de famille chez les Carmi !

Tu suivais donc en tant que parent tes enfants les week-ends ?

J’ai beaucoup suivi Côme depuis qu’il a débuté le foot. Dans mon enfance, je n’ai pas eu la chance que mes parents me suivent. Je faisais 10km de vélo pour aller m’entrainer, je rentrais tard le soir avec le feu sur le guidon, je me suis toujours débrouillé tout seul pour aller aux séances et aux matchs. J’adore le sport et la compétition, mais c’est vrai que voir mon fils jouer, c’est un plaisir. Je l’ai vu évoluer en 7 ans, ce n’était pas un grand technicien à son arrivée. Avec le travail de l’école de foot, de la préformation et de la formation, j’ai vu son évolution, et je suis fier de son parcours et de ce qu’il fait actuellement. Et depuis 3-4 ans, sa sœur suivait son frère avec nous, et demandait de jouer au foot. On a tenu pendant 2 ans avant d’accepter de l’inscrire au club. Je prends autant plaisir à voir joué Côme et le voir mettre en pratique tout ce qu’il a appris à Loire Nord, que Siloé qui débute. Elle est quasiment la seule fille et elle joue au milieu des garçons, donc c’est aussi une autre découverte.

J’essaie d’apprendre à mes enfants ce qu’est le respect, l’éducation, le travail, le partage, le sacrifice

Tu t’investis un peu plus au club cette année en intégrant le pôle formation, peux-tu nous en dire plus ?

J’ai passé de très belles années au club, et notamment l’année dernière, où Côme a eu la chance de jouer en Ligue Elite. C’est une chance pour lui et ça a été un déclencheur pour moi. J’ai rencontré de nouvelles personnes, j’ai vu mon gamin progresser, être confronté à la concurrence. On lui a demandé de se dépasser et d’avoir de l’envie, du mental et du savoir être, donc je me suis dis : ce n’est pas que du football. C’est un peu ce qui m’a motivé, et j’ai eu des contacts avec Franck Patissier et les autres membres du pôle qui m’ont sollicité pour savoir si je serais intéressé pour apporter ma pierre à l’édifice. On voit que le club commence à se structurer et le lancement du projet associatif m’a motivé. On se recentre sur des valeurs qui me tiennent vraiment à cœur, c’est quelque chose que je fais au quotidien dans mon travail et dans ma vie familiale. J’essaie d’apprendre à mes enfants ce qu’est le respect, l’éducation, le travail, le partage, le sacrifice. Ce projet, organisé autour de la pyramide basée sur des valeurs sociales et mentales, me correspond. J’ai été élevé dans un milieu agricole donc je suis né là-dedans, et je me suis retrouvé dans cet état d’esprit. Je suis donc venu pour réfléchir à des actions, car c’est bien d’avoir des valeurs, mais il faut les mettre en pratique.

En parlant d’action, le pôle a lancé l’élection du « Joueur Exemplaire », quel en est l’objectif ?

C’est le fruit d’une réflexion collective avec les membres du pôle. Dans le football, on met souvent en avant celui qui va marquer un but, faire un dribble, celui qui a la technique. Par rapport au travail qui est fait au club, c’était important de mettre en avant cette notion de savoir être. La technique ne fait pas tous dans un joueur complet, ni dans un collectif. La complémentarité entre les joueurs et la diversité, qu’elle soit ethnique, sociale ou culturelle, fait la réussite d’un groupe. L’intérêt de cette élection est aussi dans le fait qu’on touche toutes les catégories de U13 à Seniors, et c’est important car tous les joueurs sont là pour une même raison : l’amour du ballon. C’est ce qui est génial dans le football. Dans notre société où l’on s’aperçoit qu’il y a pleins de choses qui font que les gens n’arrivent plus à vivre ensemble, et le vestiaire rassemble sous le même maillot, tous égaux, avec le même objectif.

Alban Carmichael et le Roannais Foot 42, la suite ?

Je vais voir comment se passe cette année. Je suis investi, j’ai deux enfants au club, un dans un autre club, c’est un aspect qui joue dans cet investissement. Je suis attaché à ce que le club a mis en place, il a encore beaucoup de travail et le club ne peut que progresser encore. J’ai commencé modestement à m’investir et pourquoi pas m’investir plus à l’avenir, je ne m’y oppose pas.